J’ai lu cet article de ReadWriteWeb à propos de l’utilisation d’internet par les étudiants. J’en retiens la phrase suivante avec laquelle je suis en désaccord "Dans les nouveaux média, les jeunes apprennent sans cesse de leurs pairs, mais jamais de leurs enseignants ni des adultes, et les notions d’expertise et d’autorité en ont pris un coup".

Cette semaine, j’ai eu l’occasion de me connaître la notion de Personal MBA. Il s’agit d’un programme "privé", monté par des spécialistes de la productivité personnelle. Ce programme insiste sur le fait que les connaissances dispensées lors d’un MBA sont déjà du domaine public et qu’il suffirait de sélectionner les meilleurs livres, de les lire pour avoir le niveau du MBA.

Je trouve cette idée de construire ses propres connaissance très intéressante. Mais je pense que, sauf exception, les étudiants ont besoin d’un enseignant pour leur apprendre les bases de la matière qu’il enseigne, les élever à une hauteur de vue et de savoir qu’une formation autodidacte ne permet pas d’acquérir. Cette mise en perspective, cette confrontation avec une expert du sujet fait toute la valeur d’un cours. De même, on ne se construit réellement qu’avec l’aide de tuteurs qui peuvent être des enseigants universitaires, spécialistes de leur domaines et qui ont acquis par une expérience professionnelle réelle les moyens de mettre en oeuvre leur enseignement. C’est ce qui fait, avec le carnet d’adresses, la valeur du MBA.

A noter aussi que l’article de ReadWriteWeb se base sur un article rédigé par des spécialistes de Berkeley, centre de la contre-culture américaine.