Autoformation contre-culturelle
J’ai lu cet article de ReadWriteWeb à propos de l’utilisation d’internet par les étudiants. J’en retiens la phrase suivante avec laquelle je suis en désaccord "Dans les nouveaux média, les jeunes apprennent sans cesse de leurs pairs, mais jamais de leurs enseignants ni des adultes, et les notions d’expertise et d’autorité en ont pris un coup".
Cette semaine, j’ai eu l’occasion de me connaître la notion de Personal MBA. Il s’agit d’un programme "privé", monté par des spécialistes de la productivité personnelle. Ce programme insiste sur le fait que les connaissances dispensées lors d’un MBA sont déjà du domaine public et qu’il suffirait de sélectionner les meilleurs livres, de les lire pour avoir le niveau du MBA.
Je trouve cette idée de construire ses propres connaissance très intéressante. Mais je pense que, sauf exception, les étudiants ont besoin d’un enseignant pour leur apprendre les bases de la matière qu’il enseigne, les élever à une hauteur de vue et de savoir qu’une formation autodidacte ne permet pas d’acquérir. Cette mise en perspective, cette confrontation avec une expert du sujet fait toute la valeur d’un cours. De même, on ne se construit réellement qu’avec l’aide de tuteurs qui peuvent être des enseigants universitaires, spécialistes de leur domaines et qui ont acquis par une expérience professionnelle réelle les moyens de mettre en oeuvre leur enseignement. C’est ce qui fait, avec le carnet d’adresses, la valeur du MBA.
A noter aussi que l’article de ReadWriteWeb se base sur un article rédigé par des spécialistes de Berkeley, centre de la contre-culture américaine.
Comments
2 Commentaires sur l'article Autoformation contre-culturelle
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Olivier sur l'article
Sun, 23rd Nov 2008 23:27
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Florent F. sur l'article
Thu, 26th Feb 2009 18:25
Bonjour Arnaud,
Merci de parler de mon site et du Personal MBA ![]()
Je suis d’accord avec toi, le Personal MBA n’est pas exempt de défauts et le fait de ne pas disposer du savoir et de l’expérience d’un professeur en est un.
Mais je pense que l’on peut s’affranchir d’un professeur dans la majorité des cas – disons que l’apprentissage sera juste un peu plus long. Et je recommande surtout d’appliquer les connaissances apprises sur le terrain, et si possible de se trouver un mentor ou quelqu’un de plus expérimenté avec qui discuter et échanger. Donc nous sommes d’accord sur le concept de tuteur. Mais il n’est pas indispensable dans tous les cas.
Il y a de nombreux autodidactes complets qui ont réussis complètement en dehors du système scolaire et universitaire classique. J’en suis un exemple vivant, puisque j’ai créé mon entreprise à 19 ans, titulaire d’un bac moins 2, et que j’ai appris la majorité de ce que je sais via des livres et des essais/erreurs – bien que j’ai été aussi bien conseillé et que j’ai su écouter ces conseils
De plus, les autodidactes sont généralement très motivés et apprennent selon leur propre emploi du temps. Par contre, je pense qu’ils peuvent manquer de méthode et d’organisation et ne pas approfondir des domaines importants qui ne leur plaisent pas.
En tout cas le Personal MBA peut tout à fait être utilisé comme un complément à une formation plus classique et pas en tant que tel…
Au plaisir de te lire,
Olivier
Bonjour,
Je sors d’un Mastère Spécialisé en management de la Technologie et de l’Innovation à l’EM-Lyon. Je connais donc la valeur des cours dispensés en écoles de commerce. Personnellement ce MS constitue pour moi une première marche… la formation devant se poursuivre tout au long de la vie…
En tout cas, merci de participer à la reconnaissance de ce Personal MBA.
Je me lance moi-même dans l’aventure. D’ailleurs, je viens d’ouvrir un blog où je formalise les concepts des livres étudiés sous forme d’analyse systémique.
Je vous invite à me suivre sur ce projet ![]()
http://analysesystemique.free.fr/
Au plaisir de vous lire.
Florent.





