Trois articles récents posent le problème de la collecte, l’utilisation, la mise à disposition et l’analyse des données qu’elles soient personelles (personne morale ou physique), publiques (mise à disposition du public) ou non.
Le premier article insiste sur le consentement biaisé que donne tout à chacun à la collecte et l’utilisation de données privées par un opérateur. Chacun est tenté de donner son accord car "il n’a rien à cacher". Certes. Mais celui qui donne son accord connait-il l’utilisation réelle des données qu’il fournit ? Est-il certain qu’un comportement particulier, sans aucun intérêt pour lui et parfaitement légal à un moment donné, le restera éternellement ? Qu’il ne sera pas interprété à la lueur de loi rétro-actives ? L’insécurité juridique, légistalive ou fiscale n’est pas qu’un concept !
Les deuxième et troisième articles traitent de la transparence des données, de ses dérives et de la nécessaire formation pour analyser et présenter ces données. Le risque justement soulevé est que l’analyse de données disparates, sans outils méthodologiques adéquats, ne conduise à des simplifications de causalité ou à une mauvaise présentation (volontaire ou pas) des données conduisant à une mauvaise interprétaion.
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