Big Brother is watching you
J’aime beaucoup le roman de Georges ORWELL, 1984, décrivant une dictature figée dans un éternel présent où chacun est surveillé par "télécran" et toute idée personnelle est rendue impossible par l’usage de la "novlangue".
Dans le domaine des nouvelles technologies, il en est de même : les utilisateurs, même involontaires sont surveillés et les industriels bloqués par des brevets déposés sur des concepts :
- Apple a breveté le concept du "multi-touch" afin d’être le seul à le proposer. S’il est normal de protéger une technique, il me semble dommage de protéger un concept que l’on a contribuer à populariser. Cela me rappelle les procès Apple/Microsoft sur le "look and feel" de Mac OS : bien que tous les systèmes d’exploitation utilisent souris et icônes, aucun n’a la maturité ni la facilité d’utilisation d’OS X. Gageons qu’il en sera de même pour la technologie multi-touch associé à un iPhone ;
- Au Mexique, il faudra bientôt donner ses empreintes digitales lorsqu’on voudra acheter un mobile. Comme toujours, l’intention – la lutte contre la criminalité – est louable mais elle aura des effets pervers parmi lesquels : la difficulté de revendre son portable, l’augmentation du vol (pour se procurer un portable pour lequel on aura pas donné ses empreintes), marché noir, … Les autorités mexicaines ont-elle conscience qu’un portable seul ne sert à rien, puisqu’il nécessite une carte SIM fournie par un opérateur pour fonctionner ?
- Les puces RFID sont-elles de simples étiquettes, destinée à l’industrie logistique, ou de véritabes ordinateurs aux utilisations variés se faisant à l’insu de l’utilisateur du produit ainsi étiquetté ?
- Google permet aux utilisateurs de Gmail d’indiquer leur localisation dans leur signature email (ici aussi et partout ailleurs). C’est une bonne idée car elle reprend le principe de la lettre traditionnelle "Paris, le 3 janvier 2009". Sauf qu’on pouvait ainsi écrire de Marseille tout en étant trahi par le cachet de la poste

- Un scarabé volant télécommandé ? Qui l’eut cru ?
- Deezer rend l’inscription de ses utilisateurs obligatoire. Je ne me souviens pas m’être inscrit sur un registre lorsque j’ai acheté une radio.

A l’inverse, d’autres sont beaucoup plus ouverts et ravis de présenter leurs produits : un nouveau musée Porshe vient d’ouvrir





