Incomprehension
La diffusion d’internet dans le grand public ne date que d’une petite quinzaines d’années (un intéressant historique ici) . La dématérialisation des contenus audio ou vidéos date est récente, le format mp3 étant diffusé dans le grand public à partir de 1997. Aucune technologie ne s’est diffusée aussi rapidement que celle de l’internet. Aussi est-il normal, que chacun – chercheurs, entreprises, organisations et particuliers – s’interroge sur son utilisation et ses limites… qui sont souvent celles des autres.
- Industrie de l’internet et industrie musicale s’affrontent de manière violente pour le contrà´le du divertissement numérique, au lieu de coopérer à la création de contenu adapté aux nouveaux usages des consommateurs. Laissant les “hackers” rafler la mise. Qui aurait crà» lors de sa création que Napster allait révolutionner la manière dont les internautes écoutent et s’échangent leur musique préférée ?
- Jouer au ballon, créer des mondes fantasmatiques avec ses poupées ou bà¢tir des cathédrales à partir de petites briques sont autant d’activités que pratiquent les enfants et qui sont compréhensibles par leurs parents. S’enfermer dans sa chambre en écoutant une musique étrange, en jouant à un antique jeu vidéo ou en lisant un magasine aussi. Par contre, passer des heures à papoter avec ses amis via internet suscite l’ire des parents car ils ne comprennent pas ce que font leurs enfants, ce qui est nouveau ;
- Les professionnels ne maà®trisent pas leur outil tel ce cadre d’une agence de communication annonà§ant sur Twitter le dégoà»t que lui inspire la ville o๠est implanté le si_ège social de son client ;
- Màªme les adeptes des nouvelles technologies, les geeks et autres early adopters ne sont pas l’abri de l’ignorance. Ainsi, alors qu’ils se croient seuls dans les mondes virtuels, il y a toujours quelqu’un avec eux, seurveillant leur moindre fait et geste, enregistrant leur moindre transaction, s’immiscant dans chacune de leur conversation. Les utilisateurs des réseaux sociaux ou des mondes virtuels sont sans cesse surveillé par les créateurs de ces services. Qui monétisent cette surveillance ;
A l’inverse, certaines personnes sont conscientes des limites de a technologie numérique et de la quasi-obligation qui est faite d’àªtre connectée 24h/7j. Elles revendiquent un droit à la déconnexion. Droit qui est un véritable luxe pour ceux qui n’ont pas de connexion.
Comments
Un commentaire sur l'article Incomprehension
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Hubert Guillaud sur l'article
Wed, 28th Jan 2009 10:53
Il y a deux choses différentes dans ces constats. Ne pas comprendre ce que font les autres et ne pas comprendre ce que l’on fait soit-même. Le premier est assez courant. On a toujours du mal à comprendre ce que font les utilisateurs, les geeks, les jeunes, les seniors… C’est tout l’enjeu de la compréhension des usages auxquels réfléchissent sociologues, anthropologues, designers…
Mais le second est plus inquiétant. Ne pas mesurer les implications de ce que l’on fait sur le net. Ca s’explique bien sûr : ces outils ne sont pas simples, souvent complexes et on a du mal à voir et comprendre tous leurs effets. En même temps, ces outils ont trop tendances à rendre certaines actions invisibles, à masquer leurs implications. Il y a aussi dans la conception même des outils, des implications volontairement cachées à l’utilisateurs (les logs en étant le plus visible des aspects invisibles).
A se demander de quoi on a le plus envie de se déconnecter ?
Cordialement,





